Plus de 50 morts dans une attaque au Nigéria : l’UA condamne des “actes de terrorisme” et de “graves violations des droits de l’homme”
2026-02-23 - 10:45
C’est une attaque d’une rare violence qui a été perpétrée le weekend dans l’Etat de Zamfara, au nord-ouest du Nigéria. Plus de cinquante civils ont été tués, lors d’assauts coordonnés attribués à des groupes armés opérant dans cette région en proie à une insécurité chronique. Des femmes et des enfants figurent parmi les victimes, tandis que plusieurs autres personnes ont été enlevées, selon des sources locales. Dans un communiqué publié tard dans la nuit d’hier, dimanche 22 février 2026, l’Union africaine (UA) a condamné des “attentats terroristes odieux” et exigé la libération immédiate des personnes enlevées. L’organisation continentale dénonce une escalade de la violence contre des civils sans défense. « L’Union africaine rejette sans équivoque tous les actes de terrorisme et d’extrémisme violent contre les populations civiles, en particulier les femmes et les enfants, en tant que graves violations des droits de l’homme et menaces graves à la paix, à la sécurité et à la stabilité », a-t-elle fermément condamné. Par ailleurs, l’Union africaine a exprimé sa pleine solidarité avec le gouvernement et le peuple nigérians, adressant ses condoléances aux familles endeuillées et souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Elle a aussi réaffirmé son soutien aux efforts des autorités fédérales pour endiguer l’insécurité et restaurer une paix durable dans les régions affectées. Elle a également exigé la libération immédiate de toutes les personnes enlevées. « Le président [de la commission de l’Union africaine] demande la libération immédiate, sûre et inconditionnelle de toutes les femmes et enfants enlevés, et demande instamment une action renforcée, coordonnée et collective pour protéger les populations civiles et empêcher que de telles atrocités ne se reproduisent, conformément à l’engagement de l’Union africaine en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur le continent », dit ce communiqué. Depuis plusieurs années, le nord-ouest du Nigeria est confronté à une multiplication des attaques de groupes armés, souvent qualifiés de bandits par les autorités, qui mènent des raids meurtriers, des pillages et des enlèvements contre rançon. Cette insécurité persistante a entraîné le déplacement de milliers de personnes, fragilisant davantage une région déjà marquée par la pauvreté et un accès limité aux services de base. Dans ce contexte, l’Union africaine insiste sur la nécessité d’une coopération accrue entre les États membres, les partenaires régionaux et internationaux, afin de renforcer les capacités de prévention, de lutte contre le terrorisme et de protection des droits humains. L’attaque de Zamfara rappelle, une fois de plus, l’urgence d’une stratégie globale alliant réponse sécuritaire, développement socio-économique et gouvernance inclusive pour stabiliser durablement les zones affectées. Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com Tel : 622 97 27 22