Retour du Ministre Alpha Bacar Barry à l’Enseignement Technique : Une renaissance pour un secteur en léthargie
2026-02-06 - 11:58
Par Alpha Assia Baldé : Le début de cette 5ème République annonce un lendemain promoteur pour l’Enseignement technique et la formation professionnelle. Il marque le retour du Ministre Alpha Bacar Barry à la tête de ce secteur où il avait fait ses premières preuves en tant que membre du gouvernement. Récemment nommé à la tête du Ministère de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement Technique et Professionnel par le Chef de l’Etat, le Président Mamadi Doumbouya, le Ministre Alpha Bacar Barry, effectue, disons-le, son retour à l’enseignement technique. Un secteur qu’il connait le mieux pour avoir été l’artisan de son envol vers un lendemain meilleur. En tant que Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi à l’époque des faits, Alpha Bacar Barry, avait réussi à imposer ses marques avec tact pour obtenir plusieurs résultats positifs, notamment : la mise en place de la plateforme numérique ParcoursPro pour maîtriser les effectifs d’apprenants dans toutes les écoles relevant de sa juridiction ainsi que l’obtention des bourses d’entretien qui varient entre 150 et 250 000 francs guinéens pour ceux-ci à l’image de leurs amis inscrits dans les universités guinéennes. Une première dans l’histoire de notre système éducatif. S’agissant de la qualification du profil d’entrée dans les écoles techniques et professionnelles, le jeune Ministre a été l’artisan du concours sur tablette pour mettre fin aux nombreuses fraudes ainsi que la lenteur dans la correction et la publication des résultats. Les autres points marquant son passage à la tête de ce département sont : la rénovation et l’équipement des infrastructures : les CFP (Centres de Formation Professionnelle), les ERAM (Ecoles Régionales des Arts et Métiers), les ENI (Ecoles Normales d’Instituteurs) et les ENAE (Ecoles Nationales d’Agriculture et d’Elevage qu’il voulait transformer en des véritables incubateurs permettant à la Guinée d’assurer son autosuffisance alimentaire). Sans oublier le lancement et la poursuite des travaux de construction du Village numérique à Kipé, de l’ENEPS (Ecole Nationale d’Education Physique et des Sports) à Dalaba ; de la reconstruction du CEED (Centre d’Education à l’Environnement et au Développement) de Pita dans la région de Mamou ; l’organisation des Olympiades des Métiers mettant en compétition les apprenants issus des différentes écoles techniques et professionnelles pour montrer leur talent. Dans le domaine du renforcement des capacités des cadres et la culture du mérite, ce jeune entrepreneur, chef d’entreprise et homme politique guinéen, Alpha Bacar Barry, n’a pas lésiné sur les moyens. Il en a fait son cheval de bataille pour obtenir des résultats qui ont été appréciés de tous. C’est dans ce sens d’ailleurs que plusieurs jeunes cadres -tant au niveau central qu’au niveau déconcentré- ont obtenu des bourses d’études en Master pour certains et en Doctorat pour d’autres. Plusieurs autres jeunes ont également été formés dans différents corps de métiers, notamment des chauffeurs, des couturiers, des pâtissiers et même des mécaniciens qui ont reçus des outils de travail. « Notre réussite dépendra des compétences de chacun d’entre nous », aime-t-il rappelé à chaque occasion. Son temps à l’Enseignement technique a aussi permis la montée en puissance des EPA à travers la rénovation et l’équipement du CNPG (Centre National du Perfectionnement à la Gestion) offrant ainsi un cadre de travail décent et des programmes de formation de qualité au niveau de ce centre, de l’EPETP (Ecole Normale des Professeurs d’Enseignement Technique et professionnel), de la biométrie des permis de travail à l’AGUIPE (Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi) et le renforcement des capacités opérationnelles de l’ONFPP (Office National de la Formation et du Perfectionnement Professionnel). Ainsi, son retour dans cette maison constitue un ouf de soulagement et un espoir à la fois pour les apprenants et pour l’ensemble des cadres de ce secteur pourvoyeur de la main d’œuvre à l’ère du Simandou 2040. Par Alpha Assia Baldé