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Siguiri : 15 ans de prison requis contre Mamadi Camara pour la mort de sa prétendante

2026-03-01 - 11:35

Le tribunal criminel de Siguiri a jugé, jeudi 26 février 2026, Mamadi Camara, alias « Major », poursuivi pour coups, blessures et violences volontaires ayant entraîné la mort de sa prétendante, Koumba Kamano. Les faits se sont produits le 6 septembre 2024 à Diatéla, dans la commune urbaine de Siguiri, a appris Guineematin.com à travers son envoyé spécial. Âgé de 26 ans, Mamadi Camara, alias « Major », est orpailleur et animateur. Célibataire et sans enfant, il est domicilié à Diatéla. À la barre, il a reconnu sans ambages les faits qui lui sont reprochés. « Je partais animer à Sèkè Kinièbakoura pour les chasseurs. J’ai appelé un ami conducteur de taxi-moto pour m’accompagner, il a accepté. Je lui ai demandé de m’attendre le temps d’acheter quelque chose. À mon insu, ma prétendante a dit au motard de ne pas m’accompagner parce que nous allions organiser un spectacle de féticheurs et qu’on pouvait lui faire du mal. Elle l’a dissuadé. Je lui ai alors demandé de quitter chez moi. Elle est allée loger ailleurs. Un jour, je l’ai retrouvée près de mes engins. Je lui ai dit de ne plus revenir, que je ne voulais plus la voir chez moi. Mais elle est revenue une autre nuit, pensant que j’étais avec quelqu’un. Je lui ai encore demandé de partir. Je l’ai bousculée, elle est tombée sur les fesses. Elle s’est relevée et est partie. Le lendemain matin, elle m’a demandé de l’accompagner pour des soins, mais j’ai refusé. Le président du district m’a également demandé de l’accompagner, j’ai répondu que je n’en avais pas les moyens. Comme j’ai refusé, des jeunes Kissi m’ont frappé jusqu’à ce que je perde connaissance. J’ai été admis à l’hôpital pour des soins avant d’être conduit à la gendarmerie », a-t-il expliqué. À la barre, Saa Tamaba Kamano, philosophe domicilié à Kankan et cousin de la victime, a affirmé que Koumba Kamano est décédée dans des conditions atroces. Il a réclamé la somme de 75 000 000 de francs guinéens pour tous préjudices confondus, soutenant que la victime laisse derrière elle trois enfants. Le ministère public a requis 15 ans de réclusion criminelle. Sur l’action civile, il a demandé au tribunal de recevoir et de statuer sur la constitution de la partie civile. Dans sa plaidoirie, l’avocat de la défense, Me Mamadi Doumbouya, a demandé au tribunal de tenir compte de la situation de l’accusé, tout en favorisant sa réinsertion sociale. Le président du tribunal criminel, Mohamed Lamine Touré, a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue le lundi 2 mars 2026. De Siguiri, Kaïn Naboun Traoré, envoyé spécial de Guineematin.com Tél. : (+224) 621 144 891

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