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Siguiri : Aïcha Keïta condamnée à 2 ans de prison pour avoir crevé l’œil droit de sa patronne

2026-03-02 - 20:16

Le Tribunal de première instance de Siguiri, présidé par le juge Mohamed Lamine Touré, a déclaré Aïcha Keïta coupable de coups, blessures et violences volontaires ayant entraîné la perte d’un œil sur la personne de Marcelline Doré. Pour la répression, elle a été condamnée à deux ans d’emprisonnement. Le tribunal l’a également condamnée à verser à la victime la somme de 200 millions de francs guinéens à titre de réparation civile, a appris Guineematin.com à travers son envoyé spécial. Aïcha Keïta était poursuivie pour des faits remontant au 10 février 2023 à Léro, où elle est accusée d’avoir volontairement porté des coups et exercé des violences sur son employeuse, Marcelline Doré, entraînant la perte de l’œil droit de cette dernière. À la barre, Aïcha Keïta a expliqué qu’une altercation avait éclaté après que son employeuse lui aurait demandé d’être servie sans payer. Face à son refus et à l’arrivée du gérant, la situation aurait dégénéré. Selon ses déclarations, Marcelline Doré se serait d’abord attaquée au gérant avant de l’agripper par les cheveux, lui causant une blessure au cuir chevelu. Elle affirme également que sa patronne aurait lancé deux bouteilles dans sa direction. Tentant de se défendre, elle reconnaît avoir lancé à son tour une bouteille. Les projectiles se seraient croisés et des éclats de verre auraient atteint l’œil droit de la victime. Aïcha Keïta soutient ne pas avoir intentionnellement visé l’œil de son employeuse et dit ignorer si ce sont les débris de verre qui ont provoqué la blessure. Lors de l’audience du mercredi 25 février 2026, le parquet du Tribunal de première instance de Siguiri avait requis cinq ans de réclusion criminelle contre l’accusée, âgée de 26 ans. La défense plaide la légitime défense Plaidant pour sa cliente, Me Mamadi Doumbouya a sollicité la relaxe, estimant que les faits s’inscrivaient dans un contexte de légitime défense et qu’aucune intention délibérée de mutiler n’était établie. Malgré ces arguments, le tribunal a retenu la culpabilité de la prévenue, tout en prononçant une peine inférieure aux réquisitions du ministère public : deux ans d’emprisonnement et le paiement de 200 millions de francs guinéens à titre de réparation civile. De Siguiri, Kaïn Naboun TRAORÉ envoyé spécial de Guineematin.com Tel : (+224) 621144 891

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