TheGuineaTime

Silencieuse mais dévastatrice : Mamet Dioumessy alerte sur la tuberculose osseuse

2026-03-24 - 14:23

À l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la tuberculose, célébrée ce 24 mars 2026, Mamet Dioumessy a choisi de briser le silence autour d’une forme encore peu connue de la maladie : la tuberculose osseuse. À travers un témoignage émouvant, elle revient sur son combat, les séquelles laissées par la maladie et l’importance de la sensibilisation. Dans une déclaration empreinte de courage, la survivante explique les raisons de sa prise de parole. « Aujourd’hui, c’est le 24 mars, la Journée mondiale de la lutte contre la tuberculose. À cette occasion, j’ai décidé de vous parler d’une forme de tuberculose encore très peu connue, mais tout aussi dévastatrice : la tuberculose osseuse », confie-t-elle. Souvent associée aux poumons, la tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie qui se transmet par voie aérienne, notamment lors de la toux, de la parole ou des éternuements. Les symptômes les plus connus restent la toux persistante, parfois accompagnée de sang, la fatigue ou encore la perte de poids. Cependant, comme le rappelle Mamet Dioumessy, la maladie peut également atteindre d’autres parties du corps. « Dans certains cas, elle touche les articulations, la colonne vertébrale et les os. Et dans ce cas-là, elle est plus discrète, plus douloureuse, plus profonde et plus destructrice », explique-t-elle, attirant l’attention sur une forme souvent difficile à diagnostiquer. Au-delà de son cas personnel, la survivante insiste sur l’ampleur mondiale de cette maladie. Selon elle, plus de 10 millions de personnes sont touchées chaque année à travers le monde, avec environ 3 000 décès enregistrés quotidiennement. Une situation particulièrement préoccupante en Afrique, où la maladie demeure à la fois répandue et insuffisamment connue. Mamet Dioumessy évoque ensuite son propre parcours, marqué par de lourdes conséquences physiques. « Dans mon cas, la tuberculose s’est logée dans ma colonne vertébrale. Elle a abîmé mes os, fragilisé mes membres, au point où j’ai perdu une vertèbre », raconte-t-elle. Un combat difficile, ponctué de deux interventions chirurgicales, dont elle subit encore les séquelles aujourd’hui. « La douleur ne se voit pas toujours, mais elle est là », ajoute-t-elle. Malgré ces épreuves, elle a fait de son expérience une force. « Peut-être que si je n’avais pas été victime de cette maladie, je n’en aurais jamais parlé aujourd’hui. Mais rien n’arrive par hasard. Grâce à mon vécu, je peux sensibiliser, encourager et donner de la force aux personnes malades », affirme-t-elle avec détermination. Enfin, son témoignage se veut aussi un appel à plus d’humanité. Elle invite la société à changer son regard sur les personnes atteintes de tuberculose. « Ce n’est pas parce que quelqu’un est malade qu’il vaut moins que vous. La tuberculose ne devrait pas être une honte. Une personne malade a besoin de soutien, d’affection et non de rejet », insiste-t-elle. À travers ce récit, Mamet Dioumessy met en lumière une réalité souvent invisible : celle de la tuberculose osseuse, aux conséquences à la fois physiques et psychologiques. Son message rappelle l’importance de la sensibilisation, du dépistage précoce et surtout du soutien social pour accompagner les personnes touchées par cette maladie. Hadiatou Barry pour Guineematin.com

Share this post: