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Soromaya (Kérouané) : des écoles fermées faute d’enseignants

2026-03-07 - 18:05

Située à environ 70 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Kérouané, la sous-préfecture de Soromaya fait face à un sérieux déficit d’infrastructures scolaires et d’enseignants. Sur les 34 écoles que compte la localité, seulement 27 sont fonctionnelles. Dans les districts, chaque école est dirigée par un seul enseignant titulaire. Cette situation affecte directement la qualité de l’enseignement dispensé aux élèves, notamment dans les districts les plus reculés, a appris Guineematin.com à travers son envoyé spécial. Selon les autorités éducatives locales, sur les 34 écoles que compte la sous-préfecture, seules 27 sont actuellement opérationnelles. Les autres établissements ont dû fermer leurs portes, faute d’enseignants titulaires pour assurer les cours. Fodé Soko Camara, directeur sous-préfectoral de l’Éducation de Soromaya, dresse un constat alarmant. Fodé Soko Camara, directeur sous-préfectoral de l’Éducation de Soromaya « Au total, nous avons 34 écoles, mais actuellement 27 seulement sont opérationnelles. Toutes les autres sont fermées faute d’enseignants. Tous les districts disposent d’écoles, mais ce sont des constructions réalisées par la communauté. Ces écoles sont le fruit de l’effort communautaire. Elles ne répondent pas toujours aux normes requises, mais nous nous adaptons pour encadrer les enfants et leur offrir un avenir meilleur », a-t-il dit. Dans plusieurs localités, les populations ont en effet pris l’initiative de bâtir des salles de classe en banco ou en matériaux précaires afin de permettre aux enfants d’accéder à l’éducation. Cependant, l’absence d’enseignants qualifiés limite considérablement l’efficacité de ces efforts. « Le problème des enseignants est un problème complexe. On ne fabrique pas les enseignants, on les forme. Dans les 34 écoles existantes, dont 27 fonctionnelles, chaque établissement dispose d’un seul titulaire, parfois appuyé par des contractuels à certains endroits », a précisé Fodé Soko Camara. Cette insuffisance entraîne des classes surchargées, un encadrement limité et une baisse sensible du niveau d’apprentissage, selon plusieurs acteurs du secteur. Face à cette situation, la directeur sous-préfectoral de l’éducation lance un appel pressant aux autorités et à la communauté. « Je lance un appel aux autorités pour nous aider à obtenir davantage d’enseignants. Nous sollicitons aussi la communauté. Si le gouvernement n’envoie pas d’enseignants, nous irons chercher des contractuels à travers le pays. Nous demanderons à la communauté d’appeler des volontaires à venir travailler avec nous. Nous établirons des contrats afin qu’ils puissent percevoir un minimum et enseigner à nos enfants », a dit Fodé Soko Camara. Malgré les contraintes, les autorités éducatives et la communauté sont déterminées à maintenir les écoles ouvertes et à éviter une année blanche pour les élèves de Soromaya. Mais sans un appui concret de l’État, l’avenir scolaire de centaines d’enfants pourrait rester suspendu à un simple tableau noir... et à un unique maître pour toute une école. De retour à Soromaya (Kérouané), Kaïn Naboun TRAORÉ pour Guineematin.com Tel : (+224) 621144 891

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