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Tentative de vol et violences à Conakry : la condamnation de Safiatou Barry contestée

2026-02-27 - 08:35

La Cour d’appel de Conakry a examiné, ce mercredi 25 février 2026, l’affaire opposant Safiatou Barry à Mamadou Hassimiou Diallo. Condamnée en première instance à deux ans de prison ferme, assortis d’une amende de 2 millions 570 mille francs guinéens, la prévenue a interjeté appel de la décision rendue par le tribunal de première instance de Dixinn. Elle est poursuivie pour effraction, tentative de vol et coups et blessures volontaires. L’audience de ce mercredi a été consacrée aux réquisitions et plaidoiries. L’avocat général a requis la confirmation pure et simple du jugement de première instance, estimant la peine prononcée particulièrement clémente au regard de la gravité des faits. La défense, quant à elle, a plaidé la clémence et sollicité l’octroi de circonstances atténuantes, invoquant l’état de santé de sa cliente, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters. Placée sous mandat de dépôt le 27 juin 2025, Safiatou Barry a suivi les débats à la barre, se déplaçant à l’aide d’une béquille. Dans ses réquisitions, l’avocat général est longuement revenu sur les faits reprochés à la prévenue. Selon l’accusation, les événements remontent au 2 juin 2025, lorsque la prévenue, née en 1996 à Conakry et de profession pharmacienne, se serait rendue sous le pont du marché de Madina pour effectuer un échange de devises avec la partie civile, un cambiste. Toujours d’après le ministère public, après avoir sollicité un déplacement vers Pharmaguinée, Safiatou Barry aurait profité d’un moment d’isolement à l’intérieur du véhicule pour sortir un couteau et menacer la victime, allant jusqu’à lui porter une blessure au cou. L’intervention de la police routière aurait permis d’éviter le pire. La partie civile a déclaré avoir dépensé plus de deux millions de francs guinéens à la suite de l’agression, tandis que la somme de 30 millions de francs guinéens n’a pas été emportée. Interrogée au cours de la procédure, Safiatou Barry avait d’abord nié les faits avant de se rétracter. Pour l’avocat général, aucune expertise médicale n’établit une quelconque démence de la prévenue au moment des faits. « Les faits sont d’une extrême gravité. Elle aurait pu tuer un père de famille. Le tribunal de Dixinn a déjà fait preuve de clémence », a-t-il soutenu, demandant à la cour de confirmer la peine de deux ans d’emprisonnement. La défense a, pour sa part, développé une lecture différente du dossier. Selon les avocats de la prévenue, Safiatou Barry souffre de drépanocytose de type SS et d’une fracture de la hanche, pathologies pour lesquelles elle suivrait un traitement à base de médicaments puissants, notamment le tramadol. Le jour des faits, elle aurait été sous l’effet d’une surdose, altérant son discernement. Les avocats ont également évoqué sa situation sociale, marquée par la perte de son emploi après un séjour médical à l’étranger, pour solliciter l’application de

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