« Tout ce que l’on fait, à part l’islam, c’est du secondaire », estime Elhadj Mamadou Saliou Kégnéko Diallo
2026-02-09 - 18:38
La 23ème promotion du centre de Dar-Es-Salam dans la commune de Gbessia, a reçu ce samedi 7 février 2026 ses diplômes de certification de mémorisation du noble Coran. L’évènement a mobilisé à la mosquée turque de Koloma des chefs religieux venus de toute part, des imams, des maîtres-formateurs, des élèves certifiés, des parents et les fidèles puissamment mobilisés. En marge de la cérémonie, Guineematin.com a recueilli les réactions de certains participants. C’est le cas d’Elhadj Mamadou Saliou Kégnéko Diallo, PDG de SONOCO, un opérateur économique très disponible pour la cause de l’islam. Pour lui, tout ce que l’on fait qui ne soit pas au compte de l’islam est secondaire. C’est vrai que vous me voyez régulièrement dans les activités liées à la religion, à l’islam, précisément. Mais je rappelle que tout ce que l’on fait, à part de l’islam, c’est ce qu’on dit secondaire. On est venu pour adorer Allah et faire tout ce qu’Allah a demandé. Si vous faites le contraire, vous vous trompez. Je me sens heureux en participant aux activités liées à la religion. Après tout, nous sommes des croyants. Si on fait quelque chose à cause d’Allah, on prie Allah de l’accepter pour nous », a rappelé l’opérateur économique. Le patron de SONOCO a également un penchant pour votre quotidien en ligne. « Vous aussi (Guineematin.com), on doit vous remercier pour ce que vous faites pour les Guinéens. Vous rendez un grand service à la nation. Partout là où les Guinéens se réunissent, vous essayez de faire quelque chose qui peut nous aider. Vous donnez l’information même à ceux qui ne sont pas instruits. Vos communications sont accessibles à tout le monde. Vous montrez toujours ce qu’on est en train de faire en Guinée et ailleurs. Ce n’est pas qui le dit, c’est tout le monde. Dès que l’information passe, ça peut donner le sens de motivation de faire la même chose, souvent plus que ça. Ce que vous ne faites pas, c’est la promotion de la culture, de la religion, du développement et toutes les bonnes choses dans notre pays. Tout ce qui est bon dans le pays, vous le montrez. Vraiment, on vous remercie pour ça », a conclu le PDG de SONOCO. De son côté, Cheikh Ibrahima Diallo, communément appelé Thierno Ibrahima Diallo, du markaz de Dar-Es-Salam, relevant du centre de formation d’Elhaj Ousmane Diaby, explique les bienfaits d’Elhadj Kégnéko qui accepte de sponsoriser régulièrement les cérémonies liées à l’islam. « C’est moi qui a été désigné pour organiser cette cérémonie. Je suis très heureux de constater que les gens ont répondu massivement et que c’est très bien passé. Je rappelle que cette année, il y avait 77 diplômés. Parmi eux, 68 disciples ont eu leur premier diplôme de Chahada. Et les 9 autres ont eu un diplôme d’idjaza qui correspond à une formation approfondie. Ils ont l’autorisation d’enseigner, s’ils le veulent. Parmi les récipiendaires, 19 sont des filles. Le plus âgé du groupe a 40 ans et le cadet est âgé de 12 ans seulement », a-t-il précisé, avant de revenir sur les soutiens dont ils sont bénéficiaires. « Bien sûr on a des soutiens moraux et matériels qu’on ne peut pas réellement dénombrer parce que même ici dans cette cérémonie, beaucoup peuvent nous soutenir quand même qu’on ne se rende compte. Mais on peut citer les sponsors SONOCO d’Elhadj Mamadou Saliou Kégnéko Diallo qui nous accompagnent beaucoup. Depuis qu’on a commencé à organiser ces événements, il nous accompagne. Je peux citer à titre d’exemple, lorsqu’on avait organisé au stade Nongo en 2023, il nous a apporté 6000 bouteilles de jus et d’eau. C’est beaucoup d’argent, samedi, si on devait acheter. Et pour aujourd’hui encore, il nous a apporté de l’eau, du jus et de l’argent. Nous sommes très heureux aussi de voir qu’il nous soutient jusqu’à 200 millions de francs guinéens. C’est dans ce montant qu’on trouve des cadeaux aux récipiendaires et aux formateurs et encadreurs. Et nous profitons de votre micro pour lancer un appel à toutes les bonnes volontés, nous sommes des croyants, Dieu nous demande de partager. Nous demandons à tout le monde de penser à ces jeunes qui n’ont pas de soutien, à ces markaz qui n’ont pas de moyens et à ces encadreurs qui sont matériellement démunis. En les aidant, nous accomplissons de grandes œuvres que Dieu prend en compte pour nous. Nous invitons donc chacun de penser à l’avenir, de penser à demain en acceptant de venir en aide aux démunis, pour le bien de notre pays », a plaidé cet homme religieux. Propos recueillis et décryptés par Abdallah BALDE pour Guineematin.com Tél : 628 08 98 45