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Trafic de cocaïne à Conakry : 6 ans de prison requis contre Aboubacar Cissoko

2026-02-24 - 22:55

Le procès d’Aboubacar Cissoko s’est poursuivi ce mardi, 24 février 2026, devant le tribunal criminel de Mafanco. Ce jeune homme est poursuivi pour trafic international de stupéfiants et complicité. Les faits portent sur de la cocaïne. Le procureur Kanfory Ibrahima Camara a requis 6 ans de réclusion criminelle et 600 millions de francs guinéens d’amende, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters. Incarcéré depuis le 19 novembre 2024, l’accusé avait reconnu, lors d’une précédente comparution, qu’une poudre blanche avait été extraite de sa valise à l’aéroport. Toutefois, il a constamment nié avoir eu connaissance de la présence de cette substance dans ses bagages, soutenant avoir été « piégé et trahi par des individus ». Selon ses déclarations, la valise incriminée lui aurait été remise par un ressortissant nigérian prénommé Waki, présenté comme un client régulier de son commerce d’appareils électroniques. A l’audience précédente, l’accusé Aboubacar Cissoko, incarcéré depuis le 19 novembre 2024, avait reconnu qu’une poudre blanche avait été extraite de sa valise à l’aéroport. Toutefois, il a fermement nié avoir eu connaissance de la présence de cette substance dans ses bagages, affirmant avoir été « piégé et trahi par des individus ». Selon les déclarations de Aboubacar Cissoko, la valise incriminée lui aurait été remise par un ressortissant Nigérian, dénommé Waki, qu’il connaissait comme client régulier de son commerce d’appareils électroniques. « Lorsqu’il m’a remis la valise, elle était vide. J’y ai rangé mes vêtements et je l’ai fermée avec un cadenas », a-t-il affirmé à la barre, réfutant ainsi toute intention frauduleuse. À l’audience de ce mardi, Dame Fatoumata Sy, détenue dans une autre procédure et citée comme témoin, a nié toute relation avec l’accusé. « Je ne connais pas l’accusé ici présent et je n’ai jamais eu de rapports avec lui », a-t-elle déclaré. Aboubacar Cissoko a corroboré ces propos, en précisant qu’il ne s’agit pas de cette Fatoumata Sy. « Celle que je connais est de teint noir », a-t-il précisé. Le procureur, visiblement sceptique, a estimé que les versions livrées par les différentes parties comportaient des incohérences et a laissé entendre que la vérité n’était pas entièrement dite. Malgré son insistance, le juge a clos les débats avant d’ordonner l’ouverture de la phase des réquisitions et des plaidoiries. Dans ses réquisitions, le ministère public a insisté sur ce qu’il considère comme un défaut de crédibilité dans les explications fournies par l’accusé. Pour le parquet, les faits reprochés sont suffisamment établis au regard des éléments du dossier, notamment la découverte de la substance prohibée dans les bagages du prévenu. Il a ainsi requis six ans de réclusion criminelle et une amende de 600 millions de francs guinéens. Pour sa part, la défense a plaidé l’innocence pure et simple de son client. Selon l’avocat, Aboubacar Cissoko serait la victime d’un stratagème orchestré par les nommés Waki et Fatoumata Sy. Il soutient que son client aurait été escroqué d’une somme de 25 millions de francs guinéens, remise à Waki pour faciliter un projet de voyage vers l’Espagne via le Maroc. L’avocat a demandé au tribunal de ne pas suivre les réquisitions du procureur et de prononcer l’acquittement de son client. Prenant la parole en dernier, l’accusé a sollicité la clémence du tribunal, réaffirmant qu’il n’avait aucune connaissance de la présence de drogue dans sa valise. Après avoir entendu les différentes parties, le juge Souleymane I Traoré a renvoyé l’affaire au 4 mars 2026 pour le délibéré. Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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