Travaux de la route Boké-Gaoual : « Les riverains respirent difficilement », déplore Djimy Camara
2026-02-26 - 09:25
Les travaux de la route nationale N°23, lancés en avril 2025, sont en cours de réalisation. Mais à côté de cet enthousiasme très visible se cache le désarroi des populations riveraines, confrontées aux nuages de poussière à chaque passage d’un véhicule. Et ce n’est pas tout. Il y a aussi la crainte de subir des démolitions liées aux dimensions de la route. Sur ces questions et d’autres, le vice-président de la délégation spéciale de Koumbia lance un cri de cœur. « Aujourd’hui, les travaux de la route Boké-Gaoual avancent bien. Les points noirs sont retouchés. C’est pour dire que les gens sont très contents d’emprunter la route actuellement. La circulation est intense, mais cela cause des dégâts. Ces dégâts, c’est quoi ? C’est la poussière. Les riverains ne peuvent pas suspendre leurs habits dehors et respirent difficilement. À cela s’ajoutent les problèmes de santé des populations. Tout le monde est enrhumé. Cela entraîne une dégradation de l’état de santé des riverains. Avec la forte chaleur du soleil, seuls les spécialistes de la santé peuvent mieux déterminer l’ampleur des dégâts. À ces conséquences s’ajoutent d’autres dégâts à venir. On nous parle d’une largeur de route de 30 mètres, soit 15 mètres de part et d’autre du milieu de la chaussée. C’est ce qui nous a été dit. Si l’on applique ces 30 mètres sur la route actuelle, il y aura beaucoup de dégâts. Beaucoup de maisons, de boutiques et de magasins seront démolis. Toutefois, il est prévu de compenser tous les dégâts », a fait savoir Djimy Camara. Au cas où la compensation ne serait pas à la hauteur des dégâts, le responsable communal évoque la possibilité de réaliser une route de contournement. « À l’image de Mamou, par exemple, où il y a une contournante de 7 km. À Linsan, à Tamagaly, à Kolenté, à Kindia, partout il y a des contournantes pour limiter les dégâts et épargner la vie des riverains. Dès que le goudron sera posé, la circulation deviendra plus intense, avec des risques d’accidents plus élevés. Nous ne savons pas comment les études ont été faites, mais si les casses entraînent trop de conséquences pour des populations qui n’ont pas assez de moyens, et puisque c’est l’État qui a décidé de réaliser les travaux, il est aussi en mesure de faire une déviation, même sur une dizaine de kilomètres, pour éviter trop de démolitions », a plaidé Djimy Camara. Les travaux de la route Boké-Gaoual, d’une longueur de 185 km, lancés en 2025, sont prévus pour une durée de trois ans. Abdallah BALDE pour Guineematin.com Tél. : 628 08 98 45