Un différend entre un passager et un motard tourne mal : « J’ai réagi en lui administrant un coup au visage »
2026-02-19 - 08:14
Le tribunal de première instance de Dixinn a ouvert, mardi, 17 février 2026, le dossier de Mohamed Koulibaly, poursuivi pour coups et blessures volontaires au préjudice d’Abdoulaye Bah, partie civile dans cette affaire. À la barre, le prévenu a reconnu les faits tout en exprimant des regrets, expliquant que l’incident est né d’une altercation survenue aux environs d’une heure du matin avec le plaignant, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters. Surnommé Papi, Mohamed Koulibaly, né en 1994 à Conakry, informaticien domicilié au quartier Jean-Paul II, dans la commune de Ratoma, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Déjà jugé par le passé sans condamnation, il faisait face cette fois-ci à des accusations de violences volontaires. Devant le tribunal, le prévenu a livré sa version des faits. Selon lui, tout a commencé après une course effectuée depuis le Centre émetteur de Kipé jusqu’à son domicile, en passant par une école où il devait remettre de l’argent à un ami. À l’arrivée, un désaccord sur le prix du transport a éclaté. « Arrivé devant chez moi, j’ai sorti 10 000 francs guinéens pour lui remettre. C’est à ce moment qu’il m’a dit que ce n’était pas le prix du transport à une pareille heure et m’a réclamé 15 000 francs. Je lui ai expliqué que je n’avais plus rien sur moi et je lui ai demandé de ne pas crier, car les gens dormaient », a-t-il relaté. La situation aurait alors dégénéré lorsque le motard l’aurait saisi au col, déchirant au passage le boubou caftan qu’il portait. « Je lui ai dit : “Lâche-moi !”. C’est à ce moment que j’ai tapé ses mains et il a déchiré mon boubou. J’ai réagi en lui administrant un coup au visage. C’était un petit coup, il a un peu saigné », a expliqué Mohamed Koulibaly. Interrogé par le ministère public, représenté par Oumar Diallo, sur la nature du coup porté, le prévenu a maintenu qu’il s’agissait d’un geste léger, tout en reconnaissant la blessure causée. « Est-ce qu’un petit coup peut faire saigner une personne ? », a demandé le magistrat. Dans sa réponse, le prévenu a expliqué que c’était un petit coup et que c’est un peu de sang qui est sorti. Au terme de l’audience, le tribunal a renvoyé l’affaire au 23 février 2026 pour la comparution de la partie civile, Abdoulaye Bah. Yayé Oumou Barry pour Guineematin.com