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Vente d’un terrain à Kassonyah (Coyah) : ce que risque Mamadi Kaba, jugé pour stellionat

2026-03-05 - 08:35

Poursuivi pour stellionat, Mamadi Kaba a comparu lundi, 2 mars 2026, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Il lui est reproché d’avoir vendu une parcelle en sachant qu’elle ne lui appartenait pas légalement. À la barre, le prévenu a reconnu avoir cédé le terrain à Nimatoulaye, partie civile dans cette affaire. Toutefois, il a soutenu que la parcelle lui avait été offerte par son frère aîné. Le procureur a requis sa condamnation à deux ans de prison, assortis de sursis, et une amende de trois millions GNF, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters. Né en 1993 à Kankan, Mamadi Kaba est marchand de profession, marié et père de cinq enfants. Il est détenu à la Maison centrale de Conakry depuis le 26 février dernier. Le stellionat, délit pour lequel il est poursuivi, consiste notamment à vendre un bien immobilier dont on n’est pas le propriétaire légal. Selon l’accusation, le prévenu aurait cédé à Nimatoulaye un terrain qui ne lui appartenait pas. Interrogé sur les circonstances, Mamadi Kaba a expliqué que son frère, détenteur de plusieurs parcelles à Kassonyah, dans la préfecture de Coyah, lui aurait offert l’une d’elles, avant de s’opposer à sa revente. « C’est mon frère qui m’a demandé de veiller sur ses parcelles, 19 parcelles à Kassonyah, et en plus, il m’a offert un terrain sur lequel j’ai construit et habité. Quand j’ai voulu quitter les lieux, j’ai revendu la partie qu’il m’avait attribuée à une dame du nom de Nimatoulaye. Lorsque j’ai reçu l’argent, j’ai utilisé une partie pour clôturer ses 19 parcelles avant de lui remettre les clés. Mais quand je lui ai annoncé la vente, il m’a dit qu’il ne m’avait pas donné la parcelle pour la revendre et a refusé de céder le terrain à la dame », a déclaré le prévenu. Le tribunal a ensuite cherché à savoir si la donation avait été formalisée par un document. À cette question, Mamadi Kaba a reconnu qu’aucun papier n’avait été établi. Une situation qui a suscité l’interrogation du ministère public sur la légalité de la transaction. Le prévenu a admis avoir informé la dame de l’absence de titre. À la demande de la défense, il a également indiqué avoir tenté de réparer le préjudice en proposant un autre terrain à la partie civile, qui aurait accepté. Le tribunal a d’ailleurs précisé que Nimatoulaye s’était désistée avant l’ouverture des réquisitions et des plaidoiries. Dans son réquisitoire, le ministère public, représenté par le procureur Mamadi Inter Keïta, a requis deux ans de prison, assortis de sursis, et une amende de trois millions de francs guinéens contre le prévenu. La défense, pour sa part, a plaidé l’absence d’intention de nuire et sollicité la relaxe pure et simple de Mamadi Kaba. À l’issue des débats, le tribunal, présidé par le juge Mohamed Lamine Cissé, a renvoyé l’affaire au 16 mars prochain pour le délibéré. Mariama Barry pour Guineematin.com

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