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Viol suivi de grossesse à Conakry : « Je lui avais promis des Bluetooth, si elle acceptait »

2026-03-18 - 10:53

L’accusé Thierno Harouna Barry, jugé pour viol suivi de grossesse, a comparu devant le tribunal de Mafanco mardi 17 mars 2026. À la barre, le jeune homme n’a pas nié les faits mis à sa charge au préjudice de AS, une mineure âgée de 14 ans au moment des faits. Il a reconnu avoir eu des relations sexuelles à deux reprises avec la victime et affirme être le père de l’enfant issu de ces actes, rapporte Guineematin.com à travers l’un de ses journalistes. Né en 1998 à Conakry, Thierno Harouna Barry est marchand de profession, célibataire, domicilié à Madina. Interpellé le 4 juillet 2025, il est depuis détenu à la maison centrale de Conakry. Il lui est reproché d’avoir abusé sexuellement de la jeune AS à deux reprises, entraînant une grossesse. À la barre, Thierno Harouna Barry a donné sa version des faits. « C’était le 2 juillet 2025. Elle et sa famille sont venues chez moi pour me demander si j’étais le père de l’enfant, j’ai dit oui. Ils l’ont emmenée à l’hôpital, et j’ai pris en charge tous les frais pharmaceutiques. Ensuite, je voulais aller avec ma famille chez la sienne pour plaider, mais entre-temps, j’ai reçu une convocation de leur part », a expliqué le mis en cause. Après cette déclaration, le tribunal a interrogé l’accusé sur sa connaissance de l’âge de la victime. « Vous ne saviez pas qu’elle était mineure ? », a demandé la juge. « Non, je ne savais pas », a-t-il répondu. De son côté, le ministère public a posé des questions à l’accusé. « Où et à quel moment l’acte a-t-il eu lieu ? », a interrogé le procureur. « C’était chez moi, pendant la journée », a précisé l’accusé. « Qu’avez-vous promis à la victime pour qu’elle accepte de vous suivre ? », a poursuivi le parquet. « Je lui avais promis des Bluetooth, si elle acceptait », a-t-il répondu. Par la suite, la défense a pris la parole. « Avez-vous forcé la victime à avoir des rapports sexuels avec vous ? », a demandé l’avocat. « Non, je ne l’ai pas forcée », a-t-il affirmé. « Aujourd’hui, regrettez-vous ces actes ? », a encore demandé l’avocat. « Oui, je le regrette et je demande pardon », a-t-il déclaré, en versant des larmes à la barre. Au cours du procès, il a été constaté que la partie civile, représentée par son père, s’était désistée de l’affaire. Le ministère public, représenté par le procureur Moussa Kany Condé, a requis que Thierno Harouna Barry soit déclaré coupable. Pour la répression, il a demandé une peine de cinq ans de prison ferme, estimant que cette sanction n’était pas sévère au regard de la bonne foi de l’accusé, qui a reconnu les faits depuis l’enquête préliminaire jusqu’à son audition à la barre. De son côté, la défense a plaidé des circonstances atténuantes. « Madame la présidente, Thierno Harouna Barry regrette profondément son acte. C’était une erreur. Il est sage, poli et n’a cessé de demander pardon à la victime. Il a reconnu avoir eu des relations sexuelles à deux reprises et la paternité de l’enfant qui en est issu. Nous sollicitons donc de larges circonstances atténuantes », a plaidé l’avocat. À l’issue des plaidoiries, le tribunal a renvoyé le dossier au 25 mars 2026 pour rendre le verdict. Mariama Barry pour Guineematin.com

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