Vol d’un taureau à Mamou : la bataille judiciaire se poursuit à la Cour d’appel de Conakry
2026-03-26 - 07:52
La Cour d’appel de Conakry a examiné, ce mercredi 25 mars 2026, une affaire de vol de bétail opposant Ibrahima Sory Bah à Mamadou Djouldé Diakité et Souleymane Diakité. Au cœur du litige : la disparition d’un taureau dans le district de Berteya, préfecture de Mamou, dont chaque partie revendique la propriété. En première instance, Mamadou Djouldé Diakité et Souleymane Diakité avaient écopé de 3 ans de prison ferme, bien qu’ils n’aient cessé de clamer leur innocence, a appris sur place Guineematin.com à travers l’un de ses reporters. Poursuivis pour vol de bétail, les deux prévenus sont détenus depuis le 10 février 2026. Le tribunal de première instance de Mamou les avait déclarés coupables et condamnés à trois ans d’emprisonnement ferme. Contestant ce jugement, les deux compagnons d’infortune ont interjeté appel, conduisant à l’examen du dossier devant la juridiction supérieure ce mercredi. Devant la Cour d’appel de Conakry, Mamadou Djouldé Diakité et Souleymane Diakité ont une nouvelle fois plaidé non coupable. Ils affirment que l’animal en question leur appartient. « Le taureau nous appartient. Le signe que porte l’animal est celui de notre troupeau », a soutenu Mamadou Djouldé Diakité pour défendre leur position. La partie civile, Ibrahima Sory Bah, maintient pour sa part que le taureau est sa propriété. Il affirme que les prévenus auraient reconnu ce fait lors de la procédure à Mamou. « Souleymane et Djouldé ont reconnu que le signe du taureau est le mien. Il y a même des enregistrements et des témoins », a-t-il déclaré devant la Cour. Cependant, l’avocat général a indiqué que ces éléments ne figurent pas au dossier. Selon lui, aucune preuve matérielle ne confirme la propriété revendiquée par la partie civile. « Rien ne prouve que le taureau vous appartient. À part votre déclaration, aucun témoignage ni enregistrement n’atteste que les prévenus ont reconnu les faits. Vous évoquez un signe sur l’animal, mais vous n’avez fourni aucune photo », a-t-il souligné. En réponse, Ibrahima Sory Bah a insisté sur les marques distinctives de son troupeau. « Cet animal m’appartient. Le signe apposé sur nos bœufs est une flèche avec deux tirets. Dans les autres troupeaux, il y a la flèche, mais pas les tirets », a-t-il précisé. Après avoir entendu les différentes parties, la Cour a renvoyé l’affaire au 1er avril 2026 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries des avocats. Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com Tél. : 620 589 527 / 664 413 227